LES BREVES du Comité d’Entreprise du 17 novembre 2009
- Organisation de la couverture sécurité tracé par centre
- Point d’information sur le vandalisme des BTP
- Intervention du cabinet d’expertise comptable APEX
- Point sur la politique commerciale Liber’t
Intervention de M.Thierry Maillet : Directeur de région de Sologne Val de Loire
Présentation par centre de l’organisation de la couverture sécurité du tracé : moyens humains et matériels mis en œuvre :
Ronde sécurité : obligation contractuelle de passage toutes les 4 heures dans 80% des cas (sur A19, toutes les 6 heures la nuit). Nous sommes actuellement à 84 %.
Les obligations définies par notre concédant sont reprises dans l’instruction IS-SURV-94.004V03.
Objectifs:
- surveillance du tracé
- ramassage des objets
- assistance des clients.
Organisation:
- doit permettre 2 passages/poste (prise en compte du passage de l’ensemble du personnel)
Pratiques dans les centres :
- entre 250 et 400 Km/postes (hors spécificité comme le tronc commun, la tranchée couverte ou l’A86)
- rondes complémentaires spécifiques (PAU, basculement, rondes carburants)
Axe de travail :
Mise à jour de l’instruction IS-SURV-94.004V03 pour prendre en compte les éléments suivants :
- mise à jour de la fréquence de contrôle des accès de service et des issues de secours,
- mise à jour sur les outils de suivi de la surveillance réseau,
- mise à jour suite aux travaux du groupe balisage.
Travail de calage sur la ronde de Fontenay et de Vierzon.
Point d’information sur le vandalisme des BTP :
Rappel de l’historique :
- 13/10 : Bléré, Chémery (la BTP se situant dans la maxi cabine, les vandales ne sont pas passés à l’acte), Blois : 2 BTP endommagées, environ 4000 Euros dérobés, 3 jeunes à bord d’une R21 retrouvée brulée.
- 14/10 : Meung sur Loire, Mer. 3 BTP endommagées, environ 1500 Euros dérobés, a priori même équipe avec une Audi A3.
- 3/11 : Vierzon Est, pas la même bande, environ 600 Euros dérobés.
- 5/11 : Artenay, ont abandonné, trop de trafic.
Dès le 14/10 des mesures ont été prises :
- Vidage des BTP dès lors qu’elles contiennent plus de 1000 Euros,
- Rondes de gendarmerie,
- Mise en œuvre de moyens pour accélérer la réparation du matériel,
- Téléopération, mise en place d’un pop-up sonore dès qu’il y a ouverture de la porte de la BTP.
Pistes d’amélioration à l’étude :
- Rendre les billets inutilisables (cartouche d’encre),
- Renforcer les BTP, pour retarder les vandales (après 2mn, ils abandonnent),
- Revoir la couverture des assurances (franchise),
- Améliorer la vidéo surveillance,
- Mettre des traqueurs GPS dans les sacs et coffres.
Pour le personnel :
- Etude en cours sur le transport des sacs et coffres,
- Utilisation de sacs à dos ou valises,
- Si témoin d’un acte de vandalisme, ne pas intervenir,
- Si pris à partie au cours d’un acte de vandalisme, ne pas opposer de résistance, obtempérer.
Pour information la piste envisagée d’avoir recours à des entreprises de surveillance la nuit a été abandonnée.
Intervention du cabinet d’expertise comptable APEX
Sans parler d’animosité, cette intervention s’est déroulée dans un climat dont on ne peut pas dire qu’il était de franche camaraderie, la tension était palpable.
D’un côté, un expert qui, bien qu’ayant reconnu avoir été reçu « poliment », n’en paraissait pas moins frustré qu’on ait limité son champ d’investigation sans possibilité de déborder du cadre qui avait été défini. Il aurait aimé avoir accès aux documents analytiques et aux budgets prévisionnels. Rêveur ! Et puis quoi encore, que nenni, on ne passe pas la ligne! (Rassurez-vous, Monsieur pour nous aussi, franchir la ligne, même avec de bonnes intentions, c’est interdit…)
De l’autre côté, une direction, visiblement agacée qui, sourire ironique en coin, attend son heure pour reprendre de volée le moindre faux pas. Celle-ci s’en expliquera plus tard auprès de nous en disant qu’avoir recours à un expert pour qu’il remette un rapport avec des fautes d’orthographe (petit très petit niveau primaire, devons nous ressortir les textes DRH ou autres directions avec fautes), des erreurs de chiffres, des contre-vérités…) Franchement, çà énerve!! Et en plus, c’est nous qu’on paye!!
(Mais, à l’instant même de la désignation d’un expert par le CE, on avait bien vu Monsieur Gérard que vous n’aviez pas bondi de joie).
Alors! Rétention d’informations ou insuffisance de l’expert ? Difficile pour nous de faire la part des choses.
Rapport du cabinet d’expertise comptable sur les comptes de l’entreprise 2008 :
Trois grandes masses qui font le Résultat:
- Quasi-seule source de revenus : les recettes de péage à 98%
- Absorbé de moitié par les charges « structurelles »
(charges « structurelles » = charges financières + charges calculées ; et l’IS)
- Les charges d’exploitation pèsent 30%
Hors impôts et taxes d’exploitation, 117M€, la part « maîtrisable » ne représentant que 20-25% du total des 850 M€ de charges.
Une mécanique économique performante:
- La progression des charges d’exploitation est contenue.
Leur taux passe de 31,5% des revenus en 2006 à 29,5% en 2008.
- Et les charges « structurelles », sans nouveaux tronçons, doivent mécaniquement baisser.
- 2007 – 2008 : impact dans les comptes des nouveaux tronçons et des nouvelles règles comptables.
COFIROUTE vient d’investir 3,6 Mrds€ depuis 2004:
Le programme de construction du réseau interurbain de COFIROUTE prévoyait plus de 3 Mrds€ sur la période 2004-2008, dont :
- L’extension du réseau interurbain (1,4 Mrd€),
- L’amélioration et l’élargissement de sections existantes (0,4 Mrd€),
- La construction de 2 tunnels sur l’A86 (1,8 Mrd€).
Il est à remarquer que le montant de ces investissements correspond au montant des dettes de Cofiroute à la fin de ce programme : depuis la fin d’année 2008, c’est 3,6 Mrds€ d’emprunts qui courent à long terme.
Mais une solide santé financière:
- Ces 3,6 Mds € d’investissement ont été financés sans subvention de l’Etat :
- Malgré 3 nouveaux tronçons qui ne présentent apparemment pas les meilleures conditions de profitabilité (A19, contournement d’Angers, A86), les banques apprécient les performances de COFIROUTE et croient en sa capacité à rembourser l’endettement lié aux derniers investissements grâce au cash-flow dégagé sur les activités amorties.
L’A86, une prouesse technologique mais un projet « pharaonique » :
- 2,2 Mds € au global, pour 10 kms
- Une équipe de 100 personnes pour un tronçon de 4,5 kms !
- Un retour sur investissement attendu sur 40 ans… mais avec quelles évolutions de trafic probables ? Les frais financiers sur l’opération représentent 400 M€.
- Et combien de problèmes techniques et frais relatifs à venir ?
Une période à venir favorable à la rentabilité ?
En l’absence de gros projets d’investissements (à moyen terme), la société dégagerait suffisamment de ressources pour procéder au remboursement de ses emprunts et la rentabilité devrait croître significativement.
Une période à venir de désendettement :
- La société a contracté un nouvel emprunt bancaire (250 M€) pour solder le remboursement d’un emprunt obligataire (350 M€).
- En 2009, une nouvelle dette obligataire de 300 M€ arrivera à échéance. Ce remboursement devrait être couvert par les flux dégagés de l’activité.
- La prochaine échéance de désendettement important ne devrait pas intervenir avant 2016 (500 M€).
Et accroissement du montant des dividendes:
- Jusqu’en 2007, la stratégie visait la distribution aux actionnaires de plus de la moitié des résultats nets, et ce niveau durerait jusqu’à la fin des investissements, soit une augmentation du montant versé.
- Les dividendes proposés en distribution sur le bénéfice de 2008, en dépit de sa baisse, sont maintenus au niveau 2007 et représentent plus de 80% du résultat net.
Dégradation malgré une performance tenue :
- La croissance de l’excédent brut d’exploitation se poursuit, le taux reste à un niveau élevé, accompagnant la croissance des recettes.
- Par contre le résultat d’exploitation chute de 150 M€ en 2008, après une progression de 40 M€ en 2007, cette chute est en partie atténuée au niveau du résultat net (- 110 M€), du fait de la forte baisse de l’impôt sur les sociétés et de la réserve de participation.
Le bond des charges calculées :
- Le gonflement rapide des charges calculées a un impact négatif sur le niveau du résultat d’exploitation en 2008.
Les amortissements de caducité, en hausse du fait de la mise en service de nouvelles sections.
Les provisions pour grosses réparations, dont les modalités de calcul ont été modifiées pour tenir compte des coûts de maintien en état des ouvrages concédés à prévoir en fin de concession.
Des pressions venues du Groupe ?
Possibles pressions du Groupe pour remonter des fonds plus importants afin de contrecarrer la baisse des autres secteurs (constructions, …) et peut-être pour financer des restructurations, se répercutant au niveau interne par des restrictions de charges avec des conséquences possibles sur le social.
Certaines rémunérations portées par les primes:
- Hausse des frais de personnel (+3,5%), son évolution reste en deçà de celle du chiffre d’affaires (+3,8%).
- Elle vient également de l’augmentation de certaines primes (sur objectifs x 2,4) et de l’abondement PEE : +21% ; au détriment d’autres (baisse des primes annuelles et exceptionnelles).
L’effet de Noria impacte les rémunérations moyennes des cadres à la baisse :
Le recrutement de cadres a eu un impact sur leurs rémunérations moyennes :
Il peut s’agir de l’effet de Noria, c’est-à-dire le glissement de la masse salariale avec l’embauche de salariés à salaires plus faibles que le personnel sortant.
Notre conclusion:
ON CONFIRME : Pas d’inquiétude quant à la santé de l’entreprise et sur sa cote de performance (on s’en doutait) !
ON CONFIRME : S’il est besoin de consentir des sacrifices, l’effort n’est pas partagé, seuls les salariés mettent la main à la poche, pas question de toucher aux dividendes des actionnaires (on avait remarqué aussi) !
Nous n’avons repris ici qu’un condensé du retour qui nous a été fait, mais tenons à la disposition de ceux qui nous en feraient la demande l’intégralité de ce rapport.
Intervention de M. Denis Didierlaurent : Directeur du Marketing
Point sur la politique commerciale Liber’t:
- Pourcentage moyen des ventes par canaux de vente:
- Grands comptes 40%
- Espaces clients direct 41%
- Web 15%
- Centre d’appel 4%
- Progression cumulée des ventes nouvelles à fin Octobre + 6%
- Augmentation du parc de 20%, soit 298 473
- Niveau de satisfaction des clients 92%
Les faits marquants 2009 :
- Intéressement des Agents Commerciaux
- Opérations commerciales
- Ouverture A19
- Lancement des opérations commerciales A86
- La formation / coaching Ventes de la filière commerciale
- Installation d’un stand Télépéage au PK5
- Représentation du prélèvement des impayés
- Élaboration des produits EVA (Emetteurs Vinci Autoroutes)
Offres commercialisées en 2010 par COFIROUTE :
- Offres nationales Emetteurs Vinci Autoroutes ( EVA):
» Temps libre » : 2 €/mois circulé facture @, 2,7 €/mois circulé facture papier, dépôt de garantie 0€
» Fréquence » : 1,5 €/mois facture @, 2,2 €/mois facture papier, dépôt de garantie 0€
» Entreprise » : commercialisation prévue 1er Trimestre 2010
En 2010 :
- Arrêt de la commercialisation LiberT « sec » Cofiroute
- Maintien du parc existant
- Commercialisation des offres EVA
Plan d’action commerciale 2010 :
- Déploiement de EVA en EC (ventes + SAV) : en faire un succès, développer les ventes
- Offres : harmoniser
- Tâches administratives des EC : consacrer plus de temps aux opérations de ventes
- Élaboration des plans d’actions commerciales des EC : planification des ressources de vente
- Partage des expériences entre secteurs : mutualiser
- Développement d’outils de vente : efficacité des vendeurs en OP
Mots-clefs : cofiroute, expertise comptable, libert
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