Depuis longtemps, nous demandions à l’entreprise de se pencher sur la charge de travail des agents de maîtrises en général, qui nous semblait mal appréhendée. Les modifications d’organisations qui fleurissent un peu partout, rende le sujet brulant. L’entreprise s’était engagée, lors des négociations annuelles obligatoires de 2010 – 2011, à ouvrir des discussions sur le sujet.
Cette réunion fait donc suite à cet engagement. L’objectif est de définir la charge de travail de chacun et ainsi, peut-être, espérer aboutir à une reconnaissance voire une revalorisation de certaines fonctions….
A. Parmi les remarques que nous avons formulées, on retiendra:
– Le périmètre des métiers qui, suite à des transferts de missions est de moins en moins bien défini, ce qui rend difficile l’estimation de la charge de travail. A titre d’exemple, on peut noter notamment l’opacité autour de la mise en place naissante de la polyvalence SP-SPCE différemment pratiquée selon les secteurs, mais également les solidarités mal cernées.
- Les disparités qui entretiennent cette difficulté d’appréhender le sujet « maîtrise » : les salaires, l’histoire personnelle venant se mélanger avec les différents statuts, les polyvalences, le stress devant lequel toutes les fonctions, mais aussi tous les salariés ne sont pas égaux.
- Le manque de visibilité et de lisibilité dans les choix de l’entreprise auquel s’ajoute le flou qui entoure la charge de travail des métiers opérationnels de la maîtrise.
Quelle est la politique de contrôle ? Quelle place l’entreprise souhaite-t-elle donner au management ? Quelles sont les priorités ? Quelles sont les responsabilités ? …
B. Quelles maîtrises sont concernées par nos échanges :
Si d’ores et déjà, il a été acté d’inclure les AGP dans les maîtrises opérationnelles, après un tour de table, s’est posée la question de savoir si l’on intégrait dans les discussions les maîtrises fonctionnelles.
- Globaliser permettrait de n’oublier aucun métier support et d’engager les discussions, pour toutes les populations. En revanche, il existe de telles disparités en termes de contenu, d’organisations, de dimensionnement des centres et secteurs qu’il serait difficile d’atteindre un résultat homogène pour les populations fonctionnelles et supports. Le risque de se perdre au milieu des différentes pratiques est réel aux dépends de l’efficacité pour chacune des catégories.
- S’attaquer maintenant aux maîtrises opérationnelles pour reprendre plus tard les négociations des maîtrises support et fonctionnelles n’est pas non plus sans inconvénients, ne serait-ce tout simplement que d’oublier une fois de plus ces fonctions.
On s’apercevra d’ailleurs, au décorticage des missions des maîtrises opérationnelles, que dans leurs tâches transversales, il y a également des imbrications non négligeables avec les maîtrises supports et fonctionnelles
Devant ces inquiétudes bien légitimes, le DRH s’est engagé à ne délaisser aucune population maîtrise au profit d’une autre.
AUCUNE ! Pas tout à fait. Il convient de noter, la réticence à inclure dans nos discussions les maîtrises du siège.
Pourtant, s’il y a un secteur où règne l’opacité la plus totale quant à l’estimation de la charge de travail, c’est bien au siège.
Mais, curieusement, le siège, quel que soit le sujet, on ne touche pas !
Malgré le peu d’implication des autres organisations syndicales sur ce sujet, nous n’accepterons pas qu’une partie des maîtrises soit exclue des discussions.
C. Quels critères :
En termes de charge de travail, les éléments développés par chacun, ne paraissent pas toujours objectifs. S’agit-il du nombre d’heures, du nombre de missions, du nombre de solidarités, de la part du management …
- L’ensemble des participants s’est accordé sur la nécessité de définir des indicateurs par métier. Ces critères serviront ensuite de base à l’évaluation des charges de travail, de leur répartition, et de sortir des images arrêtées. Il conviendra cependant de vérifier l’opportunité de leur appliquer un coefficient en fonction de leur importance.
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SVE/SVS |
SPCE/SSTP |
SP |
AGP |
POC |
| - Moyens humains *.
- Nombres de balisages - Types de balisages - Nombre d’accidents -Nombre d’interventions hivernales - Format du centre - Planification AR initiale - Planification AR gestion à trois mois -Planification AR gestion quotidienne -Délégation budget -Poids des formations -Poids des délégations |
- Moyens humains *
- Nombres de balisages - Types de balisages - Nombre d’accidents par centre - Nombre d’accidents par région - Nombre d’interventions hivernales - Rythme de travail (2X8, 3X8) - Missions péage du SPCE - Nombre de factures dépannage - Poids des formations obligatoires - Poids des délégations |
- Moyens humains *
-Nombre d’équipements - Trafic moyen de chaque gare - Nombre de barrières -Proportion de kilomètres parcourus pendant le poste - Nombre de DIM/RIC - Planification R initiale - Planification R gestion à trois mois -Planification R gestion quotidienne - Poids des délégations et réunions |
- Moyens humains *
-Nombre d’opérations DC - Budget annuel centre -Nombre de km -Nombre d’ouvrages hydrauliques - Nombre d’ouvrages d’art. - Entretien bâtiment centre -Poids des formations |
- Nombres de rappels |
On entend par moyens humains :
Le nombre de maitrises dans l’équipe, les effectifs dont disposent l’équipe (en équivalent temps plein), les éventuelles assistances de personnel ressource dont elle bénéficie.
Un état des lieux des activités péage, téléopération, CAD, et des POCS devra également être effectué.
Prochaine réunion : vendredi 25 novembre – 14H30 – PCI.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques
anny-desplebains@club-internet.fr 06 21 06 13 74
elizabethboyer1954@yahoo.fr 06 21 16 72 52
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