LETTRE OUVERTE AU DRH

Section syndicale Cofiroute

Orléans le15 octobre 2009,

Objets :

  • Lettre ouverte
  • Questions de la CFE-CGC-SNAPOP pour le CE extraordinaire du 16 octobre 2009 à Saran.

Monsieur le Président du CE,

A la demande initiale des élues CE de la CFE-CGC-SNAPOP, nous nous réunissons pour éclaicir les circonstances qui ont conduit à la mise à pied, puis au licenciement, de 10 salariés. Sans porter de jugement sur le niveau de sanction qui est de la seule responsabilité de l’entreprise, notre objectif est d’obtenir des réponses sans ambiguïté aux questions concernant la transparence de l’entreprise pour ce qui concerne :

  • l’information,
  • les contrôles,
  • les méthodes de management.

Information :

  • Existait-il des contrôles systématiques permettant de relever des anomalies sur les RAN, Si oui, depuis quand ?
  • Comment fonctionnent ces contrôles ?
  • Qu’est-ce qui a motivé le contrôle ponctuel ?
  • Aviez-vous constaté des anomalies ? Si oui, quand et qu’avez-vous fait ? Si non qui les a mis en place ? Pourquoi ?
  • Qu’en est-il des bruits sur une éventuelle étude sur les transactions VACM ?
  • Depuis ce contrôle ponctuel et les sanctions qui en ont découlé, l’entreprise a t-elle communiqué sur le sujet ?, si oui, quand et par quel moyen ?, si non, pourquoi ne l’a t-elle pas fait et  quand va t-elle le faire ?
  • Comment comptez-vous remplacer les 10 receveurs licenciés et quand ?
  • Si on ne remplace pas ces receveurs, pourquoi ?

Les contrôles :

Le niveau des contrôles ponctuels :

  • Niveau concession ou niveau régional ?

Le niveau du contrôle systématique :

  • Niveau concession ou niveau régional ?

Les moyens utilisés

  • A t-il été défini un écart type de taux de RAN ?
  • Comment a t-il été défini ?

Les critères de choix des personnes visées :

  • Ces contrôles ont-ils abouti à établir une liste nominative de receveurs ?
  • Ces contrôles étaient ils destinés à établir une liste de receveurs ?
  • Est-ce que la liste était exhaustive par rapport à l’écart type de taux de RAN ?
  • Est-ce que tous les salariés présents sur la liste ont fait l’objet de ce contrôle ponctuel ?  Si non pourquoi ?
  • Quels sont les critères qui ont permis de sélectionner des receveurs et pas d’autres ?
  • Quel est le nombre de personnes visées par ce contrôle ponctuel ?

Les contrôles effectués par les huissiers :

  • Nombre de contrôles ?
  • La provenance des chèques vacances ?

Préjudices subis par COFIROUTE

  • S’ils sont importants : doit-on en déduire que les contrôles internes sont inexistants ou inadaptés, et n’y a t-il pas là une gestion défaillante de l’entreprise ?

Les contrôles systématiques ou ponctuels existants ou à venir dans l’entreprise :

  • Quels seront-ils ?
  • Seront-ils pérennes ?
  • Aura t-on dimensionner les moyens aux objectifs attendus ?

Les méthodes de management :

Pourquoi ne pas avoir informé précisément toute la filière hiérarchique péage, du directeur régional aux receveurs ainsi que les instances représentatives que des manquements avaient été constatés ?

Pourquoi ne pas avoir communiqué sur la mise en place de contrôles ?

Ces contrôles étaient-ils destinés :

  • A prévenir des irrégularités ?
  • A mettre fin à des irrégularités ?
  • A sanctionner des irrégularités ?

Quel type de management l’entreprise souhaite t-elle développer ?

∞∞∞∞∞

Nous tenons à revenir également sur deux points :

Suite à la diffusion de notre tract du 1er octobre, nous reprenons les termes du mél que vous nous aviez adressé : « En l’occurrence, je trouve déplacées et particulièrement malvenues vos allusions aux sureffectifs au péage…Le raccourci n’est pas permis…Je vous remercie de faire preuve de plus de réserve et d’honnêteté intellectuelle »

Premièrement, compte tenu de la méthode employée, la CFE-CGC-SNAPOP vous a alerté sur les risques potentiels d’annulation de ces licenciements devant les tribunaux. Malgré cela, et en toute connaissance de cause, vous avez décidé d’aller jusqu’au bout de la procédure.

Ne peut-on en déduire, malgré vos objections, que l’objectif réel recherché était bien de régler les problèmes de sureffectifs de la filière péage ?

Deuxièmement, outre le fait que le droit d’expression est un droit inaliénable et que vous n’avez aucune autorité pour nous demander de faire preuve de réserve, nous ne vous permettons pas de  mettre en cause notre honnêteté intellectuelle.

Ceci dit, loin de nous l’idée d’engager une épreuve de force.

Une des grandes lignes de la politique de VINCI est de développer un dialogue social constructif,

c’est dans cette voie que nous souhaitons nous engager.

La situation que nous vivons, n’est que la face cachée de l’iceberg et justifie notre réaction.

Globalement on note un dérapage de d’entreprise, qui consiste à faire du recours aux lettres recommandées un outil de management.

Nous réitérons nos mises en garde sur le climat délétère qui s’installe. Il est temps que l’entreprise mette fin à ses méthodes du « management de la peur » et qu’elle remette de l’humanité au coeur de sa gestion de personnel.

Dans l’attente de nos échanges, veuillez agréer Monsieur le Président du CE, nos salutations distinguées.

Les élues CE.

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