
Pierre DAC disait
“ Celui qui part de zéro pour arriver à pas grand chose,
n’a de merci à dire à personne ”
(Cela tombe bien, on n’a vraiment pas envie de dire merci)
Une prime de 300 € brut
+
1% d’augmentation
pour les O/E, les AM, et les CADRES dont le salaire brut de base est inférieur à 3071€.
PAS DE QUOI PAVOISER !
Dès le début de la négociation l’entreprise avait posé le décor en excluant toute mesure générale
pour les cadres et les maîtrises.
L’ensemble des organisations syndicales nous a soutenus pour que les maîtrises bénéficient aussi de
cette augmentation, par contre, nous nous sommes sentis bien seuls dans notre volonté de défendre
aussi les cadres.
Il aura fallu batailler pour obtenir que l’entreprise consente une augmentation pour les cadres dont
le salaire de base est inférieur ou égal à 3071€.
Pourtant, le maintien du pouvoir d’achat est aussi une priorité pour les cadres qui ne bénéficient
pas de salaires de ministres (près de 20% d’entre eux ont un salaire inférieur à 3071€) et ce, pour
un nombre d’heures travaillées bien supérieur à 39 heures par semaine.
Ne pas appliquer une augmentation générale à une catégorie de personnel est discriminatoire. En
accepter le principe, ne peut qu’encourager certaines dérives et les mauvais penchants chroniques,
propres aux directions d’entreprise adeptes de la pensée unique en matière de gestion de la masse
salariale, comme par exemple, une irrésistible propension à tirer les salaires vers le bas.
L’abus et/ ou la mauvaise utilisation du système des rémunérations variables qui est imposé aux
cadres ne peut que générer des injustices, se traduire dans le temps par une perte du pouvoir
d’achat, provoquer à terme une détérioration du climat social, de la motivation et de la productivité,
et engendrer un mal être physique et moral chez ceux qui le subissent.
Il ne doit pas devenir demain le modèle pour les maîtrises, les ouvriers, les employés et se
substituer aux augmentations générales.
Nous ne sommes pas des Mandataires Sociaux !!!!!
Le seul vrai point positif de ces négociations serait
que nous ayons peut-être tous appris quelque chose.
Ainsi Pierre Coppey , nous l’espérons :
- Aurait intégré le fait que les salariés ne sont pas disposés à subir le dictat de »Notre Bon Maître », que les instances représentatives du personnel ne sont pas prêtes à voir leur rôle réduit à une seule caution morale des décisions unilatérales de l’entreprise , et qu’enfin il daignerait sortir de sa bulle.
Ainsi les organisations syndicales auraient compris :
- Qu’ensemble nous sommes plus forts et que nous devons travailler de concert avec les organisations des autres sociétés d’autoroutes
- Que la confiance que nous avons accordée à l’entreprise fut une erreur.
- Que nous avons eu à faire, jusque là, à des interlocuteurs qui sont des spécialistes du pourrissement : 4 mois pour obtenir ce résultat, cela s’appelle se faire mener en bateau.
- Qu’il faudrait faire preuve de plus de fermeté dans le futur.
Ainsi les salariés de l’entreprise seraient convaincus :
- Que leur mobilisation est essentielle pour légitimer leurs actions et faire aboutir leurs revendications, et de l’utilité des syndicats.
Pour terminer sur une note d’humour, vous trouverez ci-dessous un lien qui peut résumer l’état
d’esprit avec lequel Pierre COPPEY a abordé les revendications salariales dans l’entreprise.
http://www.dailymotion.com/video/x4f446_bernard-blier-management
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